lundi 17 août 2026

Concert : Gorillaz - Paléo Festival

Deux jours après Twenty One Pilots, retour sur la plaine de l'Asse, à Nyon, pour une nouvelle soirée prometteuse. Cette fois pour un groupe (ou concept, difficile à définir) que je n'avais jamais vu en concert : Gorillaz. Je n'avais pas forcément entendu de bons échos de la bande à Damon Albarn sur scène, mais je voulais tout de même voir par moi-même.

Avant cela, j'aurais voulu assister au concert entier de Morcheeba sur la scène Véga, mais je suis malheureusement arrivé pour le dernier tiers du spectacle, ratant notamment ma chanson préférée "Otherwise". Le temps malgré tout d'apprécier la voix toujours aussi magnifique de Skye Edwards, avec un Ross Godfrey en forme à la guitare.

Un peu plus tard, j'ai été jeter une oreille au phénomène hip-hop français du moment, Theodora. Et on peut dire que la "Boss Lady" envoie. Des sons très rythmés et une énergie communicative. Le public de la Grande scène était en feu.

En fin de soirée, place donc à Gorillaz. Un show à suivre sur scène, mais aussi sur les écrans avec les fameux dessins (animés) de l'illustrateur Jamie Hewlett. Au milieu d'un bon nombre de musiciens, Damon Albarn a surgi déguisé en dictateur de république bananière. Alternant le micro ou le mégaphone pour chanter - se trompant même pour un morceau -, le cofondateur de Blur avait l'air bien perché, déclamant parfois des propos pas très cohérents entre deux chansons (il a notamment raconté qu'un des bâtiments situés en face de la scène lui faisait peur depuis sa dernière venue à Paléo).

Mais si le chant n'était pas toujours très assuré non plus côté justesse, Damon Albarn peut compter sur un groupe des plus solides, dont quelques musiciens indiens pour les morceaux du dernier album de Gorillaz, "The Mountain", fortement inspiré de la musique de ce pays. Et, drôles de retrouvailles, à la guitare électrique, il y avait Jeff Wootton, que j'avais vu aux côtés de Dhani Harrison lors de son concert parisien fin 2024. Avec toujours ce même enthousiasme déchaîné.

En ce qui concerne la setlist, outre une bonne place consacrée, et c'est normal, à "The Mountain", les morceaux de "Demon Days" étaient les plus présents. Un bien joli best of en somme. Ainsi, en dépit des élucubrations pas toujours nettes de Damon Albarn, j'ai trouvé le show bien cool même si je peux comprendre les frustrations du public qui n'attendrait que les tubes les plus dansants - j'aurais bien aimé "Dare" aussi. Mais pour moi, la seule grosse erreur de setlist, c'était surtout de clôturer le concert avec "Clint Eastwood". C'est sans doute le tube le plus connu, mais il y a "Feel Good Inc." juste avant qui a un style bien plus festif. J'aurais donc inversé les deux.

C'est ainsi que s'achevait mon Paléo 2026 car j'ai donc laissé ma place pour la soirée Katy Perry (que j'aime pas particulièrement, mais le spectacle avait l'air de valoir la peine tout de même). Rendez-vous (peut-être) l'an prochain pour les 50 ans du festival (avec un jour supplémentaire et, qui sait, des artistes que je connais encore !).

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