Il y a un an, Ayo. s'offrait une tournée des festivals estivaux, après celle promouvant son dernier album, "Mami Wata", sorti à l'automne 2024. Elle avait fait une exception à l'Olympia en juin, où j'avais bien évidemment été l'applaudir.
Un peu plus d'un an après, pas de tournée ni de nouvel album à défendre pour l'Allemande d'origine nigériane, mais un anniversaire à commémorer : le sien, le 14 septembre, et les 20 ans cette année de la sortie de son tout premier opus, "Joyful". Celui qui l'a propulsée vers le succès que l'on connaît.
Pour fêter cela, Ayo. jouait donc lundi un concert unique à La Cigale. Salle parisienne dont j'aime beaucoup le charme et la taille, et dans laquelle je ne l'avais pas encore vue (je l'ai applaudie quasiment partout ailleurs à Paris !).
Pour ce show, l'artiste a choisi de se présenter seule sur scène, sans même de première partie, avec ses guitares, ainsi qu'un clavier le temps de deux chansons. La salle avait fait le plein, avec, comme à l'Olympia l'an dernier, le choix d'une fosse en places assises (des voix disaient que c'était pour masquer le fait que, justement, la salle n'était pas pleine, mais au moins, tous les sièges étaient occupés).
Avec un peu de retard, Ayo. est arrivée sur scène, toute simple avec sa robe courte couleur peau (ce qui lui a permis de faire des blagues dessus) et sa coupe afro (en hommage à celle qu'elle portait à ses débuts). Comme on pouvait s'y attendre, la chanteuse a composé sa setlist de l'intégralité de "Joyful" - avec des morceaux qu'elle n'avait parfois pas joués depuis la sortie de l'album -, ainsi que de quelques chansons issues d'albums postérieurs ("Better Days", "Black Spoon", "Paname", "Gentle Giant" en conclusion, hommage à son premier producteur, Jean-Philippe Allard...).
Après l'enchaînement des deux-trois premiers titres sans interruption, Ayo. s'est mise à parler et à raconter sa nervosité, enchaînant ensuite, comme à son habitude, les longs discours. Cela agace certaines et certains, elle reconnaît elle-même qu'elle parle beaucoup trop, mais j'aime sa spontanéité et sa sincérité, contant des anecdotes sur sa vie ou sur ses chansons avec une grande humilité.
Personnellement, je préfère trop de bavardage à rien du tout, puis elle est toute pardonnée vu le superbe show acoustique qu'elle a donc proposé pour ce double anniversaire. Outre évidemment sa voix qui me touche toujours autant, je suis impressionné par ses qualités de musicienne. Elle a su très bien arranger tous les morceaux proposés pour elle-même et sa guitare, et je crois que c'était la première fois que je la voyais jouer du clavier. Là aussi elle y a démontré son talent sur un autre instrument.
Ce concert d'Ayo. était, selon mon décompte officiel, le 21e auquel j'assistais et il gardera ainsi une saveur particulière. Celle donc de la suivre depuis vingt ans et en espérant que cela continue encore de nombreuses années. Elle a évoqué la préparation d'un futur album, dédié au Nigeria si j'ai bien compris. A suivre...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire